Arme de catégorie C : guide complet pour l'acquisition en 2026
Résumé : Les armes de catégorie C sont soumises à déclaration et accessibles aux détenteurs d'un permis de chasse ou d'une licence de tir sportif. Près de 5 millions de détenteurs d'armes sont concernés par le système SIA en France.
La France figure parmi les pays européens où la possession d'armes à feu est la plus encadrée. En 2023, le pays comptait 5 223 658 armes légalement détenues selon les données officielles de la police nationale. Dans ce paysage réglementaire, l'arme de catégorie C occupe une place centrale : elle concerne la majorité des fusils de chasse, carabines à répétition et armes d'épaule utilisées par les chasseurs et tireurs sportifs.
Contrairement aux armes de catégorie B, qui nécessitent une autorisation stricte, les armes de catégorie C relèvent d'un régime de déclaration. Cela ne signifie pas pour autant que leur acquisition soit libre. Du compte SIA aux conditions de stockage, en passant par les sanctions encourues, chaque étape répond à un cadre juridique précis qu'il convient de maîtriser avant tout achat.
Qu'est-ce qu'une arme de catégorie C exactement ?
La législation française distingue quatre grandes catégories d'armes selon l'article R 311-2 du Code de la sécurité intérieure. La catégorie C est soumise à déclaration. Elle regroupe principalement des armes à feu d'épaule destinées à la chasse et au tir sportif.
Plus concrètement, les armes de catégorie C incluent les armes à feu d'épaule à répétition semi-automatique dont le projectile a un diamètre inférieur à 20 mm et équipées de systèmes d'alimentation inamovibles permettant le tir de 3 munitions au plus sans réapprovisionnement. S'y ajoutent les armes à feu d'épaule à répétition manuelle dont le projectile a un diamètre inférieur à 20 mm, équipées de systèmes d'alimentation permettant le tir de 11 munitions au plus sans réapprovisionnement.
La catégorie C comprend également les armes à un coup par canon, certains fusils à pompe à canon rayé (sous-catégorie C1d), les armes neutralisées (C9) et les armes d'alarme et de signalisation (C12). Pour les tireurs en quête de leur première acquisition, nous proposons un large choix parmi nos armes de catégorie C disponibles, toutes conformes à la réglementation en vigueur.
Qui peut acquérir une arme de catégorie C ?
L'achat d'une arme soumise à déclaration n'est pas ouvert à tous. Quatre profils principaux peuvent y prétendre, chacun avec des justificatifs spécifiques.
Le permis de chasser peut être délivré en France ou à l'étranger et doit être accompagné d'un titre de validation annuel ou temporaire ou d'un titre de validation de l'année précédente. Les tireurs sportifs doivent présenter une licence en cours de validité de la Fédération française de tir, de biathlon ou de ball-trap. Les collectionneurs doivent disposer d'une carte de collectionneur en cours de validité.
Quel que soit le profil, trois conditions supplémentaires sont incontournables :
Être majeur (des dérogations existent pour les mineurs de plus de 12 ans sous conditions strictes)
Ne pas figurer au bulletin n°2 du casier judiciaire pour certaines infractions
Ne pas présenter un comportement laissant craindre une utilisation dangereuse
Un mineur ne peut pas acheter une arme de catégorie C, mais un mineur de plus de 16 ans peut en détenir une s'il remplit les conditions d'autorisation parentale et de licence. Pour certaines armes spécifiques (C3, C9, C12), l'acquisition est possible sans permis ni licence, sous réserve d'un certificat médical attestant la compatibilité de l'état de santé.
Le compte SIA : une obligation préalable à tout achat
Le SCAE est à l'initiative du Système d'Information sur les Armes (SIA), ouvert aux préfectures et aux plus de 4 millions de détenteurs d'armes chasseurs depuis février 2022. Ce dispositif numérique a profondément transformé les démarches d'acquisition.
Il est nécessaire de créer un compte dans le Système d'Information sur les Armes (SIA) avant toute transaction. La procédure s'effectue en ligne sur le portail SIA de Service Public. Elle requiert un document d'identité en cours de validité, le permis de chasse ou la licence sportive, et une photo d'identité numérique.
Une fois le compte créé, le détenteur se voit attribuer un numéro SIA par le système. Ce numéro lui est personnel et le suivra tout au long de sa vie de détenteur d'armes. Ce numéro devra être communiqué à l'armurier pour toutes ses démarches : vente, achat, réparation.
La traçabilité, c'est-à-dire savoir à n'importe quel moment où se trouve une arme, est un objectif fort du SIA. Elle répond à un enjeu de sécurisation, qui veut que toute arme fabriquée ou entrant sur le territoire national soit enregistrée. En tant qu'armurier référencé dans le SIA, nous accompagnons chaque client dans la validation de son achat via le râtelier numérique.
Les étapes concrètes de l'acquisition
Pour acheter une arme de catégorie C, vous devez vous adresser à un armurier, un courtier agréé, ou à un particulier en présence d'un armurier. Voici le déroulement type de la procédure :
Créer son compte SIA et obtenir son numéro personnel
Se rendre chez un armurier muni de ses justificatifs (permis de chasse validé ou licence de tir en cours)
Choisir l'arme et communiquer son numéro SIA
L'arme achetée est transférée automatiquement dans le râtelier numérique. L'acheteur doit confirmer l'achat en ligne via son compte SIA ; à défaut, l'achat est validé automatiquement au bout de 5 jours.
La simplicité de cette procédure est un avantage notable par rapport à la catégorie B, qui exige une autorisation préfectorale préalable et un délai d'attente. Que vous cherchiez une fusil semi-automatique Armsan calibre 12 pour le ball-trap ou une carabine à levier Citadel en .44 Magnum pour le tir de loisir, la démarche reste identique.
Quels types d'armes trouve-t-on en catégorie C ?
La diversité de la catégorie C est souvent sous-estimée. Elle couvre un spectre très large, du calibre .22 LR aux gros calibres de chasse et de tir longue distance. Voici les grandes familles :
Type d'arme | Sous-catégorie | Calibres courants | Usage principal |
|---|
Carabine à verrou | C1-b | .308 Win, .30-06, 6.5 Creedmoor | Chasse, TLD |
Carabine .22 LR | C1-b | .22 LR, .17 HMR | Tir sportif, loisir |
Fusil semi-auto (3 coups max) | C1-a | Calibre 12, calibre 20 | Chasse, ball-trap |
Carabine à levier sous garde | C1-b | .44 Mag, .45-70 Govt, .30-30 | Tir Far West, chasse |
Fusil à pompe (canon rayé, C1d) | C1-d | Calibre 12 | Tir sportif |
Arme à un coup par canon | C1-c | Tous calibres < 20 mm | Chasse, jardin |
Une arme de chasse est une arme d'épaule dont la longueur totale est supérieure à 80 cm et la longueur des canons supérieure à 45 ou 60 cm selon le mécanisme. Les munitions pour catégorie C sont elles aussi encadrées. Nul ne peut détenir plus de 1 000 munitions par arme détenue légalement pour les munitions des 6° et 7° de la catégorie C. Retrouvez notre sélection complète de munitions pour armes de catégorie C.
Conservation et stockage : ce que dit la loi
La question du stockage constitue l'une des obligations les plus méconnues. Les personnes physiques ou morales détentrices d'armes à feu de catégorie C doivent les conserver soit dans des coffres-forts ou des armoires fortes adaptés, soit par démontage d'un élément d'arme la rendant immédiatement inutilisable (lequel est conservé à part), soit par tout autre dispositif empêchant l'enlèvement de l'arme.
Les munitions doivent être conservées séparément dans des conditions interdisant l'accès libre. Concrètement, cela signifie que les cartouches ne peuvent pas être rangées au même endroit que l'arme lorsque celle-ci est stockée hors coffre. Un coffre compartimenté ou un contenant verrouillé distinct est nécessaire.
Contrairement à la catégorie B, le coffre-fort n'est donc pas la seule option légale pour une arme de catégorie C. L'enchaînement sur un râtelier ou le passage d'un câble dans le pontet constituent des alternatives conformes. Toutefois, l'article R314-4 du Code de la sécurité intérieure impose dans tous les cas de rendre l'arme inaccessible aux tiers. L'armoire forte normée EN 14450 S1 reste la solution la plus fiable.
Sanctions en cas de non-déclaration ou de transformation
Ignorer les obligations réglementaires expose à des sanctions sévères. Acheter, vendre ou détenir une ou plusieurs armes de catégorie C sans faire de déclaration est sanctionné par une peine de prison de 2 ans maximum et une amende pouvant aller jusqu'à 30 000 €. La peine de prison est de 7 ans maximum et l'amende de 100 000 € maximum en cas d'infraction commise en bande organisée.
La transformation d'une arme est un autre point de vigilance. Modifier les caractéristiques techniques d'une arme (capacité du chargeur, longueur du canon) peut entraîner un surclassement en catégorie B, voire A. Ce surclassement rend la détention illégale sans l'autorisation correspondante. Comme le rappelle le site officiel Service Public, l'ajout d'accessoires (lunette de visée, poignée) est en revanche autorisé tant qu'il ne modifie pas les caractéristiques intrinsèques de l'arme.
Le Fichier National des Personnes Interdites d'Acquisition et de Détention d'Armes (FINIADA) recense chaque année 20 000 nouveaux individus. Y figurer entraîne le dessaisissement de toutes les armes détenues et l'impossibilité de pratiquer le tir ou la chasse.
Catégorie C et tir sportif : un secteur en pleine croissance
Le tir sportif est en pleine expansion. La Fédération française de Tir comptait 275 117 licenciés en 2024, soit une hausse de plus de 100 % en 20 ans. Cette dynamique traduit un intérêt croissant pour les disciplines de précision, du tir longue distance au ball-trap, en passant par les épreuves de type TAR (Tir aux Armes Règlementaires).
Côté chasse, pour la saison 2022-2023, 963 571 chasseurs ont pris leur validation du permis de chasser selon la Fédération Nationale des Chasseurs. Les dépenses des chasseurs en 2022-2023 se sont élevées à 4,2 milliards d'euros. Ces chiffres confirment la vitalité d'un secteur où la catégorie C représente l'essentiel du parc d'armes utilisé.
Que vous soyez tireur débutant ou chasseur expérimenté, le choix d'une arme de catégorie C mérite un accompagnement expert. Notre atelier sur rendez-vous permet un diagnostic complet, un nettoyage professionnel et une installation d'optiques au couple de serrage précis.
Conclusion
L'arme de catégorie C constitue la porte d'entrée naturelle pour tout chasseur ou tireur sportif en France. Sa procédure de déclaration, plus légère que l'autorisation requise pour la catégorie B, n'en reste pas moins rigoureuse : compte SIA obligatoire, justificatifs à jour, stockage sécurisé et respect d'un plafond de 1 000 munitions par arme. Les sanctions en cas de manquement (jusqu'à 30 000 € d'amende et 2 ans d'emprisonnement) rappellent que la responsabilité du détenteur est engagée à chaque instant. Avec près de 275 000 licenciés au tir sportif et environ un million de chasseurs pratiquants, la demande pour ce type d'arme ne faiblit pas. Notre expertise en diagnostic, maintenance et optimisation vous garantit un accompagnement rigoureux, de la sélection de l'arme au réglage final de l'optique. Pour découvrir l'ensemble de nos références, consultez notre catalogue complet des armes.
Questions fréquentes
Peut-on acheter une arme de catégorie C sans permis de chasse ni licence de tir ?
Oui, mais uniquement pour certaines sous-catégories : les armes neutralisées (C9), les armes de défense à projectiles non métalliques (C3) et les armes d'alarme (C12). Un certificat médical récent et un casier judiciaire vierge sont alors requis, ainsi qu'un compte SIA actif.
Combien de temps prend l'acquisition d'une arme de catégorie C ?
La procédure est rapide par rapport à la catégorie B. Une fois le compte SIA créé et les justificatifs présentés à l'armurier, l'achat peut se conclure dans la même visite. L'arme est transférée dans le râtelier numérique et l'achat se valide sous 5 jours maximum.
Comment bien entretenir une arme de catégorie C ?
Un nettoyage régulier après chaque session de tir prolonge la durée de vie de l'arme et garantit sa fiabilité. Nous proposons un service de diagnostic et nettoyage en atelier sur rendez-vous, avec des tarifs affichés et un travail réalisé avec des outils de précision.